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SANTÉ ET SCIENCES DE LA VIE

Protectine DX, un médiateur lipidique (acide gras oméga-3) aux propriétés anti-inflammatoires pour contrôler le diabète

Le diabète de type 2 est une maladie métabolique chronique inflammatoire qui est littéralement épidémique à l'échelle mondiale avec environ 415 millions de personnes atteintes, un nombre qui pourrait atteindre 700 millions en 2025 (GlobalData 2017).

Depuis plus de 20 ans, les travaux de l’équipe de recherche du professeur André Marette, du Centre de recherche de l'Institut universitaire de cardiologie et pneumologie de Québec, visent à étudier de nouvelles molécules pour contrer les effets de la résistance à l’insuline et du diabète. En 2014, le professeur Marette publiait dans la revue Nature Medicine une étude démontrant qu’une molécule bioactive dérivée d'un acide gras oméga-3, la protectine DX (PDX), avait un effet comparable à certains médicaments actuellement prescrits pour le contrôle de la glycémie (White PJ et al., Nat Med 20: 664-669, 2014).

En collaborant avec l’équipe du professeur Donald Poirier, produire de façon synthétique de la PDX et d'évaluer sa capacité à améliorer la régulation du glucose sanguin. Le défi est de taille puisque ce composé lipidique est dérivé d’un acide gras oméga-3 polyinsaturé, l'acide docosahexaénoïque (DHA).

Avantages

Avoir accès à de la protectine DX synthétique, produite à grande échelle de façon plus économique que la source commerciale par l'équipe du professeur Donald Poirier du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval (Sancéau et al., J Org Chem 84: 495-505, 2019), sera essentiel pour le développement de la recherche de Prof Marette et pour évaluer les propriétés thérapeutiques de la PDX. Si la PDX peut être incorporée dans le contrôle ou le traitement du diabète, ce produit pourrait contribuer à améliorer la santé de millions d'individus à travers le monde.

PDX

Applications

Les travaux du Prof André Marette et son équipe, qui ont mené aux brevets US9782379B2 et EP2948163B1, suggèrent que la PDX stimule, entre autres, la production d'IL-6 et pourrait augmenter la captation du glucose dans le contrôle ou le traitement du diabète, ou encore dans la récupération musculaire.

D'autre part, le PDX pourrait contribuer à augmenter indirectement l'expression de l'adiponectine, une protéine plasmatique abondante impliquée dans la pathophysiologie du diabète associé à l'obésité